Russie 2018

Le Brésil, face à ses vieux démons

Le Brésil, face à ses vieux démons
Pas le droit à l'erreur pour le Brésil s'il veut entrevoir les huitièmes - Iconsport

Ce soir à 20 heures, le Brésil affronte la Serbie pour une place en huitième de finale. Défaite interdite pour les coéquipiers de Neymar qui vont jouer sous la pression de tout un peuple. Attention, la Seleçao est en danger !

Le moment est encore dans les têtes, les souvenirs ne sont pas les meilleurs… De cette génération, il ne reste que Gabriel Jesus, titulaire en 2015. Le joueur avait 18 ans, nous étions trois ans auparavant et la Serbie battait le Brésil en finale de la Coupe du monde des -20. Trois ans après, les deux sélections se retrouvent, mais cette fois-ci pour survivre en Coupe du monde…

Alors que le Brésil joue son passage en huitièmes de finale face à la Serbie, avec seulement Gabriel Jesus qui a réussi à s'imposer chez les seniors, les Serbes possèdent 5 joueurs de la génération championne du monde de 2015. Il s’agit de Sergei Milinkovic-Savic, Milos Veljkovic, Andrija Zivkovic et Marko Grujic. Des joueurs très importants, selon Mladen Krstajic, qui a pointé l’importance des jeunes dans son collectif, en conférence de presse. « Dès que nous avons vu le tirage au sort, beaucoup ont pensé que le Brésil allait gagner ce groupe et le tournoi. Nous allons faire tout ce qui en notre pouvoir pour gagner. Rien n’est impossible dans la vie, le Brésil a des faiblesses ».

Mais le Brésil peut-il passer à côté de ce match à enjeu ? Si Neymar a pleuré après son but face au Costa-Rica, on ne veut même pas imaginer sa réaction après une défaite face aux coéquipiers de Nemanja Matic. Le défenseur Joao Miranda, n’était pas présent à l’époque, mais il sait que la pression sera présente « nous savons qu’il est important de savoir gérer la pression. Mais nous sommes le Brésil, nous sommes habitués ». Questionné sur la trop grosse émotivité de certains cadres, Tite a renvoyé d’un revers de main ce débat « L’émotion est un ingrédient indispensable. Dans mon premier match à l’Equateur, j’ai pleuré…. Quand j’ai appelé ma femme après le match, j’ai pleuré de bonheur, de satisfaction, parce que c’est une caractéristique émotionnelle qui est normale dans un match à autre pression ». On attend avec impatience cette rencontre qui va se dérouler à 20 heures. Ramenez votre défibrillateur, le match risque d’être très très cardiaque…

 

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