Coupe du monde 2018

Mondial - Groupe A

Le résumé honnête de Russie-Egypte

Content comme un Russe qui va voir les huitièmes...normalement - Iconsport
« ...la Russie a surclassé l'Egypte mardi, en ouverture de la 2e journée de la phase de groupe de la Coupe du monde (3-1). La Sbornaya file en huitièmes. » NON ! C'est le sous-titre de L'Equipe, c'est notre magazine/site fétiche et référence mais ils mentent. La Russie n'est pas encore en huitièmes de finale !! Car si l'Arabie Saoudite gagne ses deux derniers matchs avec 12 but d'écart et que le pays organisateur perd 10-0 contre l'Uruguay, elle fera comme l'Egypte, elle sera élimi... Non bon, ok, c'est tout comme, on vous pardonne ! Mais on vous explique tout quand même dans ce résumé honnête tout beau tout chaud !

VOUS AVEZ LOUPÉ LE MATCH ? PAS DE PANIQUE !

Quelle violence ! Quelle puissance ! La Russie dont toute la planète foot se moquait encore il y a 10 jours vient de fermer des milliards de bouches en l’espace de cinq petits jours. 5-0 contre l’Arabie Saoudite puis 3-1 contre l’Egypte ce soir. Six points sur six dans la besace, huit buts marqués (meilleure attaque du tournoi) pour un seul encaissé (sur un penalty de Mo’ Salah ce soir) : circulez, y a rien à dire de plus ! Le pays organisateur qui craignait la catastrophe a déjà réussi son Mondial. Si le football ne tombe pas sur la tête demain et que l’Arabie Saoudite ne triomphe pas de l’Uruguay, la Sbornaya sera officiellement au rendez-vous des huitièmes de finale. Et quoi qu’il arrive, son Mondial sera alors réussi ! 

C’est une sensation, pas la plus grande de cette Coupe du monde loin d’en faut, mais c’est quand même franchement inattendu de voir le pays organisateur aussi à l’aise. En deux Coupes du monde (2002 et 2014, leurs deux dernières), la Sbornaya n’avait inscrit que six buts. Elle fait déjà mieux en deux rencontres seulement. Et en plus, elle marque des buts plutôt chouettes. Une belle construction venue de la droite par Fernandes sur le but de Monsieur Cheryshev (pour le 2-0) et une Dennis Bergkamp (du pauvre) sur le troisième but signé Artem Dzyuba. L’histoire et le spectacle dans la même fiole : le mélange russe est détonnant.

Pour l’Egypte en revanche, c’est une grosse désillusion. Après la défaite évitable et cruelle contre l’Uruguay lors du premier match (0-1), les Pharaons devaient impérativement éviter de perdre de nouveau, ce qu’ils n’ont pas fait. Dégringoler du haut d’une pyramide, ça fait bien mal. Mais après tout, la formation d’Hector Cuper semblait trop juste pour pouvoir véritablement menacer ses adversaires du groupe A. Moh Salah aura bien sauvé l’honneur sur penalty mais pas franchement sûr que cela vienne réconforter son peuple.

LA NOTE DU MATCH (65/100) :

Ce n’était pas le match du siècle, déjà parce que la première période n’a rien eu d’emballant et que nos petites fesses se serraient déjà de torpeur à l’idée de vivre le premier 0-0 du Mondial (ça vous aurait arrangé amis égyptiens, pas vrai ?). Et puis il y a eu les 17 minutes russes de la reprise et la course vaine des Egyptiens. Encore une fois l’écrin de Saint-Pétersbourg et le public russe ont joué leur rôle pour une partie de football qu’on a suivi avec une petite frimousse déformée en un sourire.

Du rythme en première période mais un jeu concentré au milieu de terrain davantage que devant les cages. Il a fallu que les côtés s’inversent pour que ça se décante et parfois, avec nos sales habitudes d’étudiants dépravés, on oublie que la vodka dans une carafe à décanter ça libère des arômes insoupçonnés. Le CSC égyptien est immonde mais les pions de Cheryshev et Dzyuba sont succulents.

 C’est un peu la faiblesse des matchs du jour. Les artistes ne nous ont pas spécialement faits rêver et c’est bien dommage. Golovin était un ton en-dessous par rapport au match contre l’Arabie Saoudite et Mohamed Salah, telle la nouvelle pom-pom girl du lycée encerclée par l’équipe de basket, n’a pas vraiment eu de liberté. On aurait bien voulu voir davantage de folie. Mais il était pas à 100%, on connaît la chanson. 

 Pour une surprise, c’est une surprise ! Quand on voit la pauvreté créative du premier acte et l’enjeu pour la Russie, on ne pouvait pas forcément s’attendre à voir la Sbornaya enfiler les buts pendant un quart d’heure. On a craint de voir le pire en imaginant Zobnin and co se regrouper en défense et garder le 1-0. Mais les Russes ont joué le jeu, écrivant une merveilleuse page de l’histoire du pays organisateur dans sa compétition. Le penalty de Salah est venu remettre la dose de suspense qu’il aurait sans doute manqué si le score s’était maintenu à 3-0. Une belle cuvée

Pour cette catégorie, on vous explique, on part de 10/20 à chaque coup d'envoi et on fait gonfler ou baisser la note selon nos propres critères subjectifs (on est le jury, on fait ce qu'on veut) :

  • +2 pour la combativité russe. C’était peut-être ça qu’il leur manquait ces deux dernières années : un enjeu. Ben ouais, un Russe ne sort pas du bois pour une simple belette, faut qu’il y ait un ours à tuer (ou deux) pour qu’il se décide à montrer vraiment ses muscles.
  • -2 pour…Mohamed Salah ! On vous voit crier à l’injustice, nous siffler, virer notre page de vos favoris… STOP ! Mo est notre chouchou, on est d’ailleurs très heureux qu’il ait réussi à inscrire son nom à la (longue) liste des buteurs de l’histoire du Mondial (ce que n’a pas fait Stéphane Guivarc’h). C’était l’essentiel. Mais en dehors de ça, le Salah qu’on connaît était claudiquant et sans réelle influence dans le leadership. Nos attentes étaient hautes, notre déception l’est proportionnellement.
  • +2 pour notre chéri, pour le chef inattendu de la sélection russe : Denis Cheryshev (chéri-chef, qu'est-ce qu'on se poile) ! L'homme du match en ce qui nous concerne, et vous ?
  • +1 pour les supporters russes ! Quand on vous disait que ça allait valoir autant le coup que les aficionados de la Seleçao y a 4 ans. Du maquillage, du bruit, des jolies filles avec des traits de peinture sur les joues, de la joie. C’est grave cool la Russie, ils sont trop sympas les gens là-bas. Vous venez, on y va ? =D

L'INSTANT POP CULTURE

Des chewing-gums Airways. On croit au départ que c’est une saloperie de plus qu’on va mâchouiller avant de se lasser au bout d’un quart d’heure. Et en fait, au premier coup de dents, elle te balance une fraicheur qui dure, qui dure… Qui arrache un peu mais qui fait clairement respirer.

Les deux parties d’Harry Potter et les Reliques de la Mort. Pas de grosse baston lors du premier acte et la guerre qui éclate lors du second. Prenez ça les héritiers de Salah’zat Serpentard !

4 GIFS QUI RÉSUMENT BIEN L’AFFAIRE

La qualité de jeu de Golovin et de ses copains surgit tout à coup de nulle part

 

Le peuple russe face au reste du monde après ce large succès contre l’Egypte

Grosse ambiance ce soir au Kremlin

L’Egypte est quasiment dehors après seulement deux matchs 

3 TWEETS QUI EN DISENT LONG