Coupe du monde 2018

Mondial - Groupe D

Le résumé honnête d'Argentine-Islande

Ca va Lionel, pas trop à l'étroit ? - Iconsport
THEY ARE BACK! L'Islande fait de nouveau parler d'elle ! Pour le premier match de Coupe du monde de son histoire, la formation scandinave a su résister à la pression argentine durant toute la rencontre (1-1 au final). Battue tôt dans le match par Agüero, elle a trouvé le moyen de revenir rapidement avant de fermer boutique. Léo Messi et ses potes ont déjà la pression dans cette poule.

VOUS AVEZ LOUPE LE MATCH ? PAS DE PANIQUE !

Ces Islandais sont quand même complètement fous. Leur 1-1 contre l’Argentine cet après-midi, c’est le remake absolu de leur duel contre le Portugal lors de leur entrée en lice à l’Euro. Une prise de retard sur le but du Kun rapidement comblée par une égalisation audacieuse. Et au bout du compte, verrouillage absolu. Les Petits Poucets, ceux qui découvrent le Mondial ces dernières années ne sont souvent pas vernis dans leurs entreprises et l’histoire retiendra que pour leur première aux yeux du monde, l’Islande aura résisté à un double champion du monde affublé d’un quintuple Ballon d’Or. Le style à l’état pur !

Les Argentins, qui défieront la Croatie pour leur prochain match, risquent de serrer très fort les fesses ce soir en observant les Damiers entrer en lice contre le Nigéria. Parce que les Islandais, par leur statut de novice, faisaient figure de « plus petit » au sein de ce groupe D relevé. Et alors que le plus dur semble venir, il apparaît clair et net que Di Maria and co sont déjà sous pression.

LA NOTE DU MATCH : 58/100

   Ce match a l’avantage d’être passé après l’usant France-Australie et s’il n’a pas fait se lever les foules, il a eu le mérite d’être plus rythmé et plus plaisant à suivre. Le style défensif islandais était basé sur un bon huilage collectif plus que sur un combat physique. Agréable à observer pour les puristes. L’Argentine, bien que sans idée géniale, a au moins eu le mérite de multiplier les passes et les offensives. Clou du spectacle : l’arrêt d’Haldorsson sur le penalty de Messi ou sur ce centre fuyant de Pavon en fin de match. Oui, les gardiens contribuent au spectacle dans un match.

    Le pion inscrit par Kun Aguero, son premier en Coupe du monde par ailleurs, avait tout du but d’avant-centre : précis, spontané et logé sous la barre. Du bonheur. L’action islandaise ayant amené l’égalisation était un assemblage savoureux de construction et d’abnégation collective. Pour le reste, les occasions ont plutôt été des situations et les frappes trop souvent annihilées davantage par les pieds scandinaves.

    Il y avait de l’aisance ballon au pied côté argentin, sans surprise cela dit. Et en dehors de cela, l’on a pu assister à quelques phases intéressantes avec du jeu en triangle et des dédoublements bien sentis. Insuffisant toutefois pour déséquilibrer une très solide formation islandaise.

          Le scénario était encore une fois plutôt correct dans cet énième remake de David contre Goliath. Et si le petit n’a pas eu raison du gros, il a réussi à lui résister après avoir pourtant été mangé d’entrée de jeu. Plus les minutes passaient, plus on commençait à croire à l’exploit scandinave. Et les rebondissements n’ont pas manqué : l’ouverture du score, l’égalisation dans la foulée, le penalty manqué. Non, franchement, c’était superbe. Et en tant que suite de l’aventure islandaise à l’Euro, ce Viking Saison 2 est un bel opus.

           Pour cette catégorie, on vous explique, on part de 10/20 à chaque coup d'envoi et on fait gonfler ou baisser la note selon nos propres critères subjectifs (on est le jury, on fait ce qu'on veut) :

  • +5 pour la hype et le courage islandais. Les Vikings n’ont peur de rien et pour leur début en Coupe du monde, ils ont fait souffler un vent de fraicheur au stade du Spartak Moscou. Quelle belle bande de fous !
  • -3 pour Jorge Sampaoli qui n’a pas pensé à faire rentrer Dybala, le seul en dehors de Léo Messi qui semblait en mesure de déstabiliser l’Islande par un exploit personnel.
  • -2 pour les joueurs argentins dans leur ensemble qui ont manqué de spontanéité pour désosser un système islandais huilé comme une montre suisse. Faut tirer les gars quand vous êtes aux trente mètres et que vous n’êtes pas attaqués. Parce qu’après 126 décalages inefficaces, vous auriez dû comprendre que ça passait pas.
  • +3 pour le portier Hannes Halldorsson, héroïque lorsqu’il a été sollicité, impuissant face à Aguero, décisif devant le penalty de Messi. Un symbole !

L'INSTANT POP CULTURE

A venir.

4 GIFS QUI RÉSUMENT BIEN L'AFFAIRE

L’Argentine se casse les dents sur la défense islandaise

 

Haldorsson face à Messi sur penalty

 

Images rares de Lionel Messi au coup de sifflet final

 

Joue-la comme Dybala resté sur son banc :

3 TWEETS QUI EN DISENT LONG

 * les défenseurs islandais s'occupent de Messi