Russie 2018

Zone Europe : L'Allemagne tranquille, l'Italie fébrile

Zone Europe : L'Allemagne tranquille, l'Italie fébrile
Marco Verratti (Icon Sport)

Si l'Allemagne peut déjà préparer ses valises, le Portugal, champion d'Europe en titre, n'est pas dans une situation tout à fait sereine. L'Italie de son côté, prépare déjà des barrages très tendus le mois prochain.

Ils y sont : L’Allemagne (Groupe A)

Même si leur qualification n’est pas officielle, on a peu de doutes quant à la réussite de l’entreprise Allemande. En effet, la feuille de statistiques de la Mannschaft ferait pâlir d’envie l’intégralité des entraîneurs de la planète foot. Huit matchs, huit victoires. 35 buts marqués pour… 2 encaissés. Vainqueurs de la dernière édition au Brésil en 2014, l’équipe dirigée par Joachim Löw devrait offrir à son entraîneur une douzième année sur le banc de la deuxième nation la plus titrée dans la compétition reine après la Selecao. Avec quartes finales perdues et autant de victoire, nuls doutes que l’Allemagne sera l’un des favoris l’été prochain. De nouvelles têtes devraient émerger, puisque le joueur ayant disputé le plus grand nombre de minutes dans la campagne 2016-2017 est pour le moment Joshua Kimmich, seulement 22ans et évoluant au Bayern Munich, alors que le meilleur buteur durant cette même période est Timo Werner, l’attaquant du RB Leipzig, tout juste 21 ans. Une campagne qui fût donc prolifique, contre des adversaires néanmoins beaucoup plus faibles (sans leur manquer de respect), tels que Sans Marin ou L’Azerbaïdjan, troisième avec 10 points, alors que l’Allemagne en compte 24.


LA RUSSIE LEUR TEND LES BRAS (et même plus que ça) : La Suisse et/ou le portugal (Groupe B)

Le groupe B est peut-être le plus indécis de ce trio. Avec 24 points, la Suisse a un pied et Russie... et l’autre en barrage. Les prochains matchs de la Suisse et du Portugal auront lieu respectivement contre la Hongrie à domicile, équipe présente lors du dernier Euro et contre Andorre à l’extérieur. Si on a peu de doutes de la victoire du Portugal contre la modeste équipe de la principauté, la Hongrie sera une équipe autrement plus compliquée à battre pour la Suisse. Le dernier match, au Portugal, sera donc l’épilogue de ce groupe, où seules deux équipes se sont démarquées, un peu comme pour l’Allemagne pour le groupe A. Avec 10 points au compteur, la Hongrie se retrouve arbitre désintéressée de ce duel à distance, qui on l’espère saura tenir son suspens jusqu’à la fin du temps additionnel de cette rencontre du 10 Octobre. Avantage tout de même aux dernier vainqueur de l’Euro, avec, de Rui Particio à Cristiano Ronaldo en passant par Joao Moutinho, toutes ses stars de disponibles. La Nati, entraînée par Ottmar Hitzfeld, aura peut-être certains problèmes au milieu de terrain avec la possible blessure de Valon Behrami.

Franchement ? C’est chaud : (90% des équipes)

Effectivement, lorsqu’on regarde le bilan de ces trois groupes, le suspens se fera plutôt sur le haut du tableau. Sachant que le premier de chaque groupe est qualifié automatiquement, puis le second reversé en barrage, on a aucune chance de voir la Lettonie en coupe du monde, encore moins les Iles Féroé (c’était un peu attendu, mais bon, on ne sait jamais...). Sur les 18 équipe de ces trois groupes, seulement 8 ont encore quelque chose à jouer. Parmi ces huit équipes, c’est très chaud pour les Pays-Bas et la Bulgarie. Placées respectivement 3 et 4ème du groupe de la France, elles ne verront pas la Russie l’été prochain