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Tour des Nations : France

Tour des Nations : France
Grizou saura-t-il mener la France vers le sommet ? - Iconsport

Pendant 18 jours, l'équipe de la rédaction vous propose de (re)découvrir quotidiennement les 32 équipes qui disputeront la Coupe du monde 2018. Au programme d’aujourd’hui, la France, qui cherchera à accrocher sa deuxième étoile 20 ans après.

C’était comment la dernière fois ?

Si je devais résumer en un mot, ça serait mitigé. Parce que notre début de compétition a été impressionnant. On en colle 3 face au Honduras pour le premier match de poule puis 5 face à la Suisse pour le second. Deux matchs survolés et on est déjà qualifié pour les huitièmes de finale. Notre sélectionneur s’est même permis le luxe de faire tourner pour le troisième match de poule. En huitième, on affronte un Nigéria qui avait péniblement terminé second de sa poule, concédant même un nul face à l’Iran. Pourtant cette équipe nous a donné du fil à retordre, on a même commencé à s’inquiéter au bout d’un moment, mais Pogboum de la tête sur corner a su trouvé la faille en fin de match avant que Grizou ne pousse leur défenseur central à marquer contre son camp. Ça c’est le côté positif de ce mondial, une équipe solidaire, des joueurs qui arrivent à faire la différence grâce à leur talent, seulement deux buts encaissés en quatre matchs et de belles promesses. Sauf qu’en quart on tombe sur l’Allemagne. Là ce n’est pas la même histoire. On joue bien, on se procure des belles occasions (ah Benzema, si seulement…) mais l’adversaire est trop fort, il est confiant, ne cherche même pas à faire le jeu et n’attend qu’une petite erreur pour planter. Il n’y en aura qu’une seule durant ce match, et ça a suffit pour la Mannschaft… Raphaël Varane est un peu trop tendre dans un duel aérien face à Hummels et là, boum, but des Allemands et retour à la maison pour nous. Une belle déception mais face au niveau adversaire il n’y a pas de honte à avoir. Cette défaite nous a servi à se construire et on le leur a bien rendu deux ans plus tard à nos amis Allemands !

La route a été bonne ?

Plutôt. À notre image en fait. On aurait pu se simplifier la tâche bien avant mais on a préféré faire des détours. C’est notre défaut, on est un peu trop insouciant parfois, du coup on s’est un peu égaré en Biélorussie. On a même fait une sortie de route en Suède avant de caler à Toulouse en voulant rejoindre le Luxembourg. Mais hormis ces quelques accrochages, la route était dégagée, on s’est permis de changer de nombreuses fois de roues, allant même jusqu’à en essayer des nouvelles. On a fini la course avant nos adversaires et sans trop de casse, c’est tout ce qui compte.

Un p’tit gars à observer en particulier ?

Ouais, il y a ce mec là-bas, tu le vois ? Avec son numéro 7 et ses longs cheveux blonds peroxydés. Ah non, ils sont rasés. Ou peut-être qu’il a une crête… Enfin bref, ça change toujours avec lui et c’est toujours un peu loufoque ! Comme pour ses célébrations ! Mais bon, on ne lui en veut pas, comment en vouloir à un tel joueur ? C’est tout simplement l’un des cinq meilleurs joueurs au monde et, bien évidemment notre meilleur. Ce genre d’attaquant capable de marquer à n’importe quel moment, avec n’importe quel partie de son corps et de n’importe où ! En plus, il se permet même de participer au jeu de son équipe et d’être un vrai chien fou avec les défenseurs adverses, les harcelants pour les pousser à la faute ! Il a été élu meilleur joueur du dernier Euro durant lequel il avait aussi été le meilleur buteur mais à la fin, c’était des larmes de tristesse qui coulaient sur ces joues. Ce jour-là, il a fait une promesse à la France, il ira au Mondial pour gagner la compétition. Et nous, on le croit car on sait qu’il peut le faire à lui tout seul. Son nom ? Griezmann qu’il s’appelle.

C’est quoi l’objectif cette année ?

La Fédé nous a demandé de figurer dans le dernier carré. Etre parmi les quatre meilleures nations du monde, c’est justement là où on avait échoué au Brésil. Mais on s’est bien rattrapé chez nous pendant notre Euro en allant en finale… Mais en perdant au bout du compte. Alors même si c’est pas ce qu’on nous demande officiellement, on a la rage et on veut aller au bout cette fois. Soulever la Coupe du monde, 20 ans après une génération qui sert encore de référence pour les Français, franchement ça serait beau. On sait qu’il y a du beau monde en face, qu’on est pas les seuls à la vouloir cette coupe, mais on peut le faire. De toute façon, on ne serait pas là si c’était pas pour la gagner. Et puis, on a un de 98 pour nous montrer le chemin… Ça peut aider, non ?

Un scénario idéal ?

Commencer par une raclée contre l’Australie. Un score fleuve, du genre 3 ou 4 à zéro. Griezmann qui nous en plante un ou deux, et le voilà lancé pour sa Coupe du monde. Rebelote contre le Pérou, un peu plus accrocheur mais qui finit par plier sur un coup de casque d’Olivier Giroud. Avec 6 points, on est qualifié mais il reste à faire la différence contre le Danemark. Un match nul prolifique nous laisse en première position de notre groupe C et nous ouvre les portes des huitièmes. Là, c’est la Croatie qu’on tape. Thuram était là en 98, nous on a Umtiti qui propulse un missile dans la lucarne sur un corner de Griezmann. Et bam, nous voilà en quart de finale. Contre le Portugal. Ah… Douce vengeance que de les sortir avant même les demi-finales que nous rallions à leurs dépends. Et cette fois, pas de magouilles de la part du comité d’organisation, France-Brésil c’est pour tout de suite ! Signe du destin, Neymar a fait un malaise et n’est pas dans son assiette. 3-0 pour les Bleus, les Champs sont déjà en liesse alors qu’on arrive seulement en finale ! On y retrouve nos voisins allemands, tombeurs de l’Espagne en demi et de l’Angleterre en quart. Remake de 2016, c’est le show Griezmann et on soulève la Coupe du monde !

A l’inverse, un scénario catastrophe ?

Clairement, ne pas sortir des poules. Se faire accrocher par l’Australie d’entrée, ça lancerait de la plus mauvaise manière notre Mondial. On s’est déjà fait peur contre la Roumanie et l’Albanie à l’Euro en marquant très tard, l’Australie et le Pérou qui vient juste après sont tout à fait capables de nous faire déjouer. Ajoutez à ça une défaite contre le Danemark pour clore le groupe C, et vous aurez une piteuse France éliminée avec seulement deux petits points au compteur… Pas glorieux hein ?

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La stat’ inutile mais qu’on vous donne quand même parce que ça nous fait plaisir !

0. Comme le nombre d’Adrien Rabiot parmi les 23 Bleus !

Demandez l’programme !

  • France-Australie, samedi 16 juin, 16h
  • France-Pérou, jeudi 21 juin, 17h
  • Danemark-France, mardi 26 juin, 16h

 

Article écrit avec Alan Bernigaud

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